Le naturalisme, au sens propre, peut être défini comme une doctrine athée[28] qui ne reconnaît d'autres principes que les lois ou forces de la Nature. Il montre, que l'action de chaque homme est régie à la fois par des motifs qui lui sont extérieurs et sur lesquels il n’a aucun contrôle, et par son moi, c’est-à-dire, son essence (inchangeable et fixée préalablement). Dès lors, il y a 1) l’existence, 2) l’essence : l’homme n’est pas originellement déterminé, il n’y a pas de fatalité. Elle se définit, négativement, comme l’absence de contrainte; positivement comme l’état de celui qui fait ce qu’il veut. « Suivant en cela Kierkegaard Heidegger décrit l’angoisse comme révélant le Dasein à lui-même, comme une possibilité d’exister qui traduit son « être-libre pour la liberté de (se) choisir et de (se) saisir soi-même »[46]. L’homme est libre quand il peut réaliser ses désirs (Epicure). À l’inverse, les partisans du « libre arbitre » partent de notre expérience de la contingence en soulignant qu'il n'est pas niable qu'au seuil de l'action j'avais bien un sentiment de liberté et que je pouvais faire autrement que je n'ai fait si je l'avais souhaité. La liberté : la capacité à s’autodéterminer. Définition de la liberté Etymologie : du latin liber , libre. On peut remarquer que la liberté se dit en de multiples sens dont certains paraissent incompatibles. Pour qu’il y ait choix, il faut plusieurs motifs, plusieurs possibilités d’action. N’existe-t-il pas une liberté métaphysique, une liberté intellectuelle qui permettrait au sujet d’être au-delà des fers, par-delà l’enchainement physique, donc une liberté qui procéderait de la pensée. […] La liberté-prétexte est le fondement de toute notre société, c’est celle du libéralisme économique, qui autorise le plus fort à écraser autrui, et celle du libéralisme politique, qui permet à la classe bourgeoise de justifier sa domination sur la classe ouvrière. Chez Kant, la liberté comme spontanéité devient la définition même de la pensée et de la compréhension qui organisent une matière passivement reçue de l’expérience[12]. À l’opposé, la vraie liberté est la marque de l’unité de la personne, de sa cohérence, de sa continuité, de sa fidélité à autrui. Elle demeure un concept indéterminé mais qu’il est nécessaire de présupposer pour parvenir à maintenir l’idée de responsabilité. Il doit, pour cela, appliquer à sa raison, décider ce qui est bon et utile. Mais la liberté métaphysique peut-elle se passer de toute expression ou s’atrophie-t-elle si elle ne peut se dire ? La Raison pure, la volonté qui détermine la loi morale est certes une maxime qui s’impose au sujet mais qui transcende la simple individualité du moi car valant pour tous les sujets (donc la loi est universelle). Propulsé par WordPress - La-Philosophie.com - 2008-2020. En philosophie, en sociologie, en droit et en politique, la liberté est une notion majeure : elle marque l'aptitude des individus à exercer leur volonté avec selon l'orientation politique des discours tenus la mise en avant de nuances dont aucune n'épuise le sens intégral : La liberté peut donc constituer un attribut de l'être humain, de sa volonté, et être la condition de droits naturels ou positifs, mais aussi de devoirs et obligations. Pour définir la liberté, il suffit d’en donner une description adéquate : – Au niveau biologique, la liberté s’identifie avec un organisme en bonne santé. D'un point de vue strictement philosophiques on distingue trois acceptions : Au XVIIIe siècle, « la « Liberté » (pour chacun et toute l'humanité) qu'il faut entendre comme une expansion infinie, une rupture de tous les obstacles, de toutes les chaînes et une destruction de toutes les limites » est le mot magique de ce que l'on a appelé avec Kant, Fichte et Schelling l'Idéalisme allemand écrit le grand spécialiste de Schelling Xavier Tilliette[26]. Le problème de la liberté surgit naturellement lorsque la raison humaine cherche à unifier les différents éléments de sa représentation du monde. La liberté individuelle et la liberté collective. On définit communément la liberté de manière négative. LIBERTÉ, subst. Le libre arbitre est la capacité de choisir, de vouloir : il représente en quelque sorte l'absolu de la liberté. Cette conquête, à rebours du dévalement, la Verfallenheit toujours à l'œuvre à partir de la préoccupation soucieuse, n'est pas facile, elle est même coûteuse nous dit Jean Greisch[42], car « elle va faire l'objet d'un choix qui n'a jamais encore eu lieu, un choix à la première personne, le choix du Soi ». Il est une chose, il n’est pas considéré comme un sujet, comme celui capable de s’autodéterminer. L'appel obsédant de la conscience qui vise à nous rendre libre de nos choix s'accompagne du sentiment d'exil et d'inquiétante étrangeté qui dort le plus souvent caché sous le bavardage mondain[50]. La liberté est étonnamment un concept assez moderne, puisque les Grecs en parlait peu, considérant que l’homme devait plutôt refléter le cosmos plutôt que d’obéir à ses propres aspirations. La délibération est en réalité un processus dans lequel le moi et les motifs sont en perpétuel devenir. Mais cette liberté a un prix : la responsabilité : si l’homme est libre, il est responsable de ses actes, de ses choix. En effet dans le quotidien, le Dasein préoccupé est perdu dans le « On », l'opinion moyenne, il vit comme l'on vit autour de lui et ses opinions sont celles de tout le monde. Heidegger retient que pour Kant il n'y a de liberté que dans la soumission à l'impératif catégorique qui culmine dans l’idée d’une moralité rationnelle et universellement fondée, qui par définition vient d'ailleurs[15]. Affirmer « L'essence de la vérité est la liberté », comme le fait Martin Heidegger[57] n'est possible que dans un profond bouleversement du concept de vérité qui n'est plus seulement un problème de concordance, mais procède de l'ouverture du comportement humain, « qui laisse être l'étant comme tel »[58]. J'ouvre ce fil pour que vous puissiez débattre sur la définition de la liberté ! « Quand on se suffit à soi-même, on arrive à posséder le bien inestimable qu’est la liberté » (Epicure). Le désir est changeant, il appartient au contingent, il est de l’ordre de la volition et non de la volonté. Avant d’être une discipline d’étude, il s’agit avant tout d’une certaine manière de voir le monde, de le questionner. Si elle n’est pas originelle, c’est que la liberté est quelque chose à acquérir, un état à réaliser. Enjeux humains, la question de l'humanisme, La possibilité d'une existence libre et le piège du «, La liberté passe par l'esseulement préalable du, L'urgence et l'héroïcité de l'existence libre, « la conscience d'un pouvoir indéterminé et la capacité d'un commencement absolu », « de pouvoir faire tout ce que l'on désire », « opposer stérilement un déterminisme objectif et une liberté subjective, à montrer que les deux sont pensables ensemble, qu'il n'y a pas de contradiction à penser le même acte à la fois comme déterminé et libre », « Être libre, c’est donc s’éprouver comme étant à la croisée de chemins et élire un possible préférablement à un autre. Cette « aporie » s'est poursuivie jusqu'à Emmanuel Kant dans le cadre de sa troisième antinomie : suis-je libre, ou suis-je conduit par le destin ? Henri Birault[35], souligne que la pensée du philosophe Martin Heidegger, et sa position sur la question de la liberté, ne trouvent aucune préfiguration dans l'histoire de la métaphysique occidentale, qu'il s'agisse de la liberté négative, positive, de la liberté de choix ou de la liberté dite spontanée. Philosophie de la liberté « Résultats de l'expérience intérieure conduite selon les méthodes de la science naturelle » (Die Philosophie der Freiheit) est un livre écrit par Rudolf Steiner et paru en 1893-1894.Il fait suite à son livre Vérité et science qu'il reprend et enrichit. Car tout le monde semble d’accord pour en reconnaître l’importance et la légitimité, mais les choses se corsent lorsqu’il s’agit de savoir jusqu’où elle doit s’exercer. D'une part, la philosophie s'intéresse quasi exclusivement à la liberté en tant que phénomène propre à l'humain (et éventuellement au divin). Elle ne peutpas être prouvée, elle ne peut être qu’éprouvée. Alain, Définitions Introduction Bien des gens pensent qu'être libre c'est se laisser aller au gré de ses désirs, de ses passions, que la liberté est l'expression d'une spontanéité dont l'expression la plus parfaite se trouverait dans l'être naturel : l'animal offrant l'image emblématique de la liberté. Sachez avant tout qu’il n’existe pas de réponse unique à cette question. Elle implique les notions de responsabilité morale, d’éthique pour que la vie en collectivité soit possible. – Au niveau plus élevé, la liberté s’identifie avec la spontanéité des tendances. Mais elle est avant tout une expérience mentale que chacun peut vivre au quotidien. Cependant, à observer nos choix, force est de constater que nous faisons parfois l’épreuve du remords, du regret…Nous comprenons alors que parfois, tout en sachant le meilleur, nous faisons le choix du pire. Puisque dans sa doctrine le noyau de l'être c'est la volonté, il résulte que « l'homme est comme il veut, et il veut comme il est. – Au sens le plus plein, la liberté est une réalisation volontaire, justifiée par le plus grand nombre de motifs. « Descartes caractérise l’expérience de la liberté comme pouvoir d’affirmer ou de nier, de prendre un parti ou un autre ; ce pouvoir, celui du « libre-arbitre », il n’en conçoit pas de plus ample. « Absence d'obstacle », « absence de contrainte » dit-on rapidement, voilà la définition de la liberté. Par définition, l’esclave est celui dont la volonté est aliénée à la volonté d’un autre. […] En lui-même, le principe de la justification constitue une négation de la liberté. Arendt explique quela liberté métaphysique n’est pas première mais seconde. (Général) État de non contrainte, pouvoir d’agir sans contraintes. Avec la pensée de Sartre et l’existentialisme, on retire l’idée de Dieu et celle du concept pour définir l’homme. En effet ce dévalement a paradoxalement pour Heidegger « le caractère d'une fuite », une fuite (voir Être et Temps SZ p. 184) qui ne peut signifier qu'une fuite devant le soi-même[45], par conséquent le mouvement inverse ne sera pas celui d'un retour idyllique vers le lieu d'une plénitude perdue mais autre chose, « la conquête d'une difficile liberté compromise dans le On ». Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Pour Heidegger, la possibilité d'un tel « pouvoir-être » appelé aussi « authentique » est attestée par la « voix de la conscience », voix qui n'a ni le sens théologique ni le sens moral qu'on lui attribue habituellement. Ils se croient libres lorsque leur inclination pour une chose reste légère. Donc, quand on lui demande s’il pourrait vouloir autrement qu’il ne veut, on lui demande en vérité s’il pourrait être autrement qu’il n’est », « qu'à une saisie directe sur le vif d'une conscience en train de se décider », « qu’il existe des possibles préalables en dehors d’une conscience qui mûrit sa décision », « penser le moi comme une totalisation active de mon passé, c’est penser contre la liberté », « la « Liberté » (pour chacun et toute l'humanité) qu'il faut entendre comme une expansion infinie, une rupture de tous les obstacles, de toutes les chaînes et une destruction de toutes les limites », « la liberté des modernes n’est pas une véritable liberté qui déploie nos possibilités dans l’agir ; bien au contraire, elle enferme les individus qui deviennent de « petits absolus » isolés qui ne sont plus « introduits dans le monde » et qui, sans prolongement dans le passé et le futur, dérivent au gré du moment présent », « Le serf arbitre est une notion rendue célèbre par le débat intervenu entre, « que l'homme devienne ce qu'il peut être en son « être-libre » pour ses possibilités les plus propres », « l'homme moderne s'institue comme l'étant qui se rend d'abord absolument certain de soi et qui, fort de son « auto-fondation » assure sur ce fondement l'objectivation de tout autre étant », « Ce que l'homme moderne veut c'est une liberté qui ne tolère comme normatif que ce qu'elle fixe en toute autonomie », « il ne travaille pas les questions de la philosophie classique, c'est-à-dire l'articulation entre volonté et liberté mais en amont de cette question, sa possibilité interne », « elle va faire l'objet d'un choix qui n'a jamais encore eu lieu, un choix à la première personne, le choix du Soi », « la conquête d'une difficile liberté compromise dans le, « Suivant en cela Kierkegaard Heidegger décrit l’angoisse comme révélant le Dasein à lui-même, comme une possibilité d’exister qui traduit son « être-libre pour la liberté de (se) choisir et de (se) saisir soi-même », « L'essence de la vérité est la liberté », « il aura d'abord fallu à Heidegger accéder à une entente neuve de l', « la vérité n'a pas sa résidence originelle dans le jugement », « la disposition (qui traduit le concept heideggérien de, « l'homme ne possède pas la liberté comme une propriété, mais tout au contraire la liberté, le, « l'être sans fond de l'existence s'expose dans l'angoisse et dans la joie d'être sans fond et d'être au monde », « ménager la dimension où plus rien de fait obstacle à sa pleine ouverture (au monde, à l'être) », « Devant la nécessité de mettre en harmonie la responsabilité de l’, L'association de la nécessité et du destin est déjà à l'œuvre chez les tragiques comme, Le projet humaniste dans son sens le plus originaire vise à accomplir la perfection humaine Il s'agit, selon la définition de, « que l'homme devienne ce qu'il peut être en son être-libre pour ses possibilités les plus propres », « Pour Hannah Arendt, la liberté n'est pas d'abord un phénomène de la volonté intérieure (ce que l'on appelle le "libre-arbitre"), mais une propriété de l'action extérieure. " Tous les humanismes tendent à promouvoir l'homme, sa dignité particulière parmi tous les êtres. Il ne s'agit donc pas d'une liberté d'indifférence, a priori au choix car, et Descartes insiste sur ce point, on est d’autant plus libre que l’on est déterminé par des motifs valables et qu'est-il de plus motivant que d'être en accord avec soi-même ? À cette pseudo-liberté Spinoza oppose celle de l'homme authentique qui consiste à accepter librement la nécessité qui nous contraint[11]. Platon distingue en lui trois parties ou plutôt trois puissances différentes : le désir, le cœur et la raison. La liberté : l’autonomie de la volonté et celle-ci est la loi morale. Cette médiocrité le dispense d'une compréhension originelle et du souci d'exercer sa propre liberté de jugement. La volonté libre : celle par laquelle la raison se détermine elle-même. Etrange chose que la liberté comme si son indétermination même en faisait le caractère précieux, plus qu’un mot, la liberté est devenue une valeur en soi : Paul Valéry : « liberté, c’est un de ces mots détestables qui ont plus de valeur que de sens ». Dans son Essai sur les données immédiates de la conscience, en 1889, Henri Bergson porte un coup sévère, tant aux déterministes qu'aux partisans du libre-arbitre et à leur soi-disant antinomie, en montrant que les uns et les autres, développent leurs arguments à partir d'un « postulat » caché qui fait écran à la réalité et qui leur est commun. Ceci impose donc la question de l’éthique, du devoir, de la limite à ne pas franchir. Ce qu'il est, et qu'il ne peut pas ne pas être, il en est facticiellement responsable[52], un être qui lui échoit et qu'il doit endurer jusqu'à la mort. Dans Être et Temps Heidegger affirme « le Dasein est la possibilité d'être libre en vue du pouvoir être le plus propre » (Être et Temps (SZ p. 144 )) cité par Jean Greisch[41], c'est-à-dire, être véritablement soi-même, ce qu'il n'est pas le plus souvent, ajoute-t-il.