En réalité, il s’agit d’un livret co-rédigé en 1944 avec Lamjed Qodya et réédité en 1955, sous une forme radicale, en réponse à une série d’articles dirigée contre le jeûne de Ramadan, publiée dans un quotidien tunisien. En ce moment-là, l’État devait sévir et châtier « les fauteurs de trouble ». J-C.), la Grande Mosquée de Kairouan (al-Jama’ al-kabîr) est le plus ancien lieu de culte de l’Occident musulman. où l’imam de la Grande Mosquée de Kairouan dit en substance : « Nous ne l’insultons pas et nous ne le maudirons pas, nous n’appelons pas à son meurtre comme avait fait Khomeiny avec Salman Rushdie. Seuls 6 acquittements ont été prononcés dans cette « Affaire de Kairouan » qui a marqué la mémoire et l’histoire de la ville. A digital resources portal for the humanities and social sciences, Revue des mondes musulmans et de la Méditerranée, Histoire de la mosquée, mémoire de la ville, L’imam Khelif, le « héros de la foi », Rébellion, répression et récupération, Licence Creative Commons Attribution - Pas d’Utilisation Commerciale - Partage dans les Mêmes Conditions 4.0 International. ... de Shahid Khan, Alamy Stock Photo. 65En l’an 2003, Khelif consacre deux prêches contre Charfi qui seront enregistrés et diffusés à grande échelle (par qui ?) Ils ont ainsi investi le champ religieux et intellectuel en vue de se substituer à la bourgeoisie traditionnelle issue des « grandes familles » et contrecarrer l’influence de la petite-bourgeoisie occidentalisée dont l’élite politique était emprisonnée ou exilée par le protectorat. Today, the Great Mosque of Kairouan continues to occupy a special place both within the urban area and in the imagination of the Muslim faithful. 60Quant à Khelif, après avoir enseigné la littérature arabe dans les lycées de Kairouan, de Gabès et de Sousse, il fut nommé en 1968 inspecteur de l'éducation islamique des établissements secondaires. On insiste en général beaucoup sur l'absence, en islam, de clergé à proprement parler et d'aménagements liturgiques spécifiques de la mosquée. 83 – La répression et la récupération des manifestations politiques de la religion renforcent l’autorité de l’État. Toutes les activités urbaines étaient suspendues et la ville entière vivait au rythme de la cérémonie funèbre, en ce jour mémorable du lundi 20 février 2006. est le plus ancien lieu de culte de l’Occident musulman. Voir les 13 visites à Grande Mosquée de Kairouan sur Tripadvisor Réunis la veille au sein de la Grande Mosquée puis le lendemain devant le domicile de l’imam Khelif alors que la ville de Kairouan était en situation d’ébullition, le groupe de fidèles attachés à l’imam s’est dirigé vers le siège de Gouvernorat pour réclamer le maintien de Khelif à son poste. 18La victoire de Bourguiba, le chef charismatique qui s’est allié à la Centrale syndicale (UGTT), allait sonner le glas des yousséfistes, des conservateurs et des « féodalités ». Elle est ainsi spatialement décentrée en raison des changements qui ont affecté le plan de la ville et de son enceinte. 72Outre les « deux corps de l’imam » consacrés par la concurrence et la complémentarité entre les deux cérémonies funèbres, l’innovation historique et symbolique de taille entraînée par la mort de l’imam Khelif est incontestablement la présence massive des femmes au sein du cortège funèbre. 54Le politique et le religieux constituent, en Tunisie contemporaine, des questions taboues car ils sont le domaine réservé du Prince et de l’État. imlaât ) mais aussi, depuis quelques décennies, de visites touristiques où affluent les Musulmans et les non-Musulmans, tous attirés par ce véritable « Musée archéologique » et « haut lieu de mémoire ». 11Le mythe de fondation de la ville est façonné par trois légendes tissées autour du personnage du célèbre conquérant : celle de l’appel lancé aux « bêtes sauvages » pour quitter au plus vite le lieu choisi, celle de la mystérieuse voix lui indiquant, au cours d’un rêve nocturne, l’emplacement du « mihrâb » de la Grande Mosquée et celle de la chienne découvrant le célèbre puits de Barrouta, au milieu d’une plaine aride devenue soudain un lieu viable et béni par Allah. Après 18 mois passés en détention en compagnie des prisonniers de droit commun dont il aurait reconverti certains à l’islam, les autorités décident de le relâcher. Malgré le transfert de la capitale politique à Tunis au XII e siècle, Kairouan est restée la première ville sainte du Maghreb. De son côté, l’imam Khelif incarne un type d’homme religieux intermédiaire ou transitionnel : entre le ‘alim et l’islamiste, entre l’opposant et l’officiel, entre le local et le mondial. En témoigne la pétition qui accompagne sa demande de candidature au poste brigué contre Hammouda Saddem. Un jugement d’expulsion pris au temps du protectorat avait été suspendu par le gouverneur de l’État indépendant. La raison réside dans la double contradiction entre, d’une part, un étatisme moderniste et une société attachée aux valeurs islamiques et, d’autre part, entre un islam contestataire naissant et un islam traditionnel agonisant. Ses monuments retracent l’histoire de cette ancienne capitale médiévale.La Grande Mosquée, fondée en 670 et reconstruite en 836, est une des plus anciennes au monde.Les Kairouan est fondée par Okba Ibn Nafaâ en 670, malgré l'hostilité des populations berbères, qui se révoltèrent sous la conduite de la prophétesse Al Kahéna. Ils possédaient également des terres et avaient scellé, pour certains, une alliance avec la Résidence qui était loin de plaire aux cadres Néo-Destour et à son Chef issus de milieux modestes et imbus d’une idéologie égalitariste et nationaliste. Les cassettes de Khelif qui n’est pas islamiste mais salafiste circulent aisément et sont fort prisées par les Musulmans des pays du Golfe où il est connu et réclamé, grâce à nombre de manifestations dont un captivant et très suivi entretien sur la chaîne satellitaire « Iqra » diffusée à partir de Riyad. La Grande Mosquée de Kairouan (Tunisie) (Yann Arthus-Bertrand/Corbis Introduction Au VII e siècle, une troisième religion monothéiste (croyance en un seul dieu) apparaît dans la péninsule arabique : … En s’attaquant à la Tradition et à ses représentants, le nouvel État ouvrait mutatis mutandis la voie à de nouveaux personnages religieux et politiques, aux attaches et aux ambitions différentes de celles de leurs prédécesseurs. Réalisée à la fin des années 1970, la mosquée Faisal est une mosquée moderne sunnite qui accueille tous les rituels des différentes confessions du monde musulman. D’où le risque de confrontation avec le pouvoir et le recours à la violence pour imposer la domination, de l’un au détriment de l’autre. 41Le modèle historique de l’imamat est, à ses yeux, incontestablement celui de Sahnoun sans pour autant que Khelif ait la même envergure au niveau du savoir et de la résistance au Prince. La nouvelle courait, de bouche en oreille, auprès des habitants de Kairouan, en cet après-midi du dimanche 19 février 2006, à la sortie de la prière du ‘Asr effectuée dans l’enceinte de la Grande Mosquée. Elle serait peut-être aussi un héritage du trône surélevé depuis lequel le commandant en chef sassanide passait en revue ses troupes. Galerie devant la salle de prière de la mosquée Nom local الجامع الكبير ب L’imam Khlif est, en somme, un salafiste qui aspire à un renouvellement de l’Islam par un retour aux sources ou à la Tradition (al-salaf al-salih’), sur la base d’une fidélité au Texte – Le Coran et la Sunna – et du refus de toute innovation (bidâc) dans les préceptes ou les pratiques de la religion. 36Au fond, sans la rébellion de janvier 1961, l’imam Khelif ne serait que l’ombre de lui-même ; tout au plus un imam zélateur dont l’activité n’aurait pas dépassé les limites de la Grande Mosquée de Kairouan. Entre les deux périodes, celle de la fin du « Moyen-Âge » et du début de l’époque contemporaine, l’on trouve la chronique d’Ibn Abi Dinar (XVIe siècle), savant kairouanais ayant vécu à Tunis qui a contribué à renouveler l’écriture de l’histoire. Or, comme il est souvent d’usage dans les expressions de la rue, la manifestation échappe à ses organisateurs et la logique de la foule déchaînée l’emporte sur celles des individus. Ne brossait-il pas là un auto-portrait souhaité ? Le pays compte ainsi des mosquées dont une qui fait partie des plus anciennes à travers le monde musulman. On trouve souvent, sur le toit des mosquées, L’organisation architecturale de la mosqué;e ainsi que sa décoration suivent de très près les recommandations des textes sacrés. La grande mosquée de Kairouan se trouve à Kairouan, en Tunisie.Elle a été bâtie dans la seconde moitié du VIIe siècle par Obka ibn Nafi, le fondateur de la ville.Elle a été reconstruite au IX e siècle pendant la dynastie aghlabide.. La même année, il réussit le concours d'aptitude à l'enseignement et il est nommé mouderess des sciences religieuses à Kairouan. C'est le cas du minaret pour l'appel à la prière. Les dynasties aghlabide, fatimide, ziride, hafside, mouradite et husseïnite qui ont gouverné l’ancienne Ifriqiya musulmane ont toutes contribué au maintien et à la sauvegarde de ce monument historique connu pour avoir été le foyer intellectuel où se sont distingués des savants célèbres comme le grand jurisconsulte malikite Sahnoun (777-854), le médecin Ibn al-Jazzar (898-980), l’astronome Ibn Abi al-Rijal (m. 1053), le poète Ibn Rachiq (1000-1064) et d’autres encore. Les principaux accusés ont été condamnés par le tribunal militaire aux travaux forcés à perpétuité ou à des peines allant de 15 à 20 ans de travaux forcés. Elle abritait une bibliothèque contenant des manuscrits, des enluminures du Coran, des traités de fiqh et des ouvrages historiques et scientifiques. Au soir de sa vie, l’œuvre de Khelif est clôturée par trois livres se rapportant aux « visions de la mort (avant, pendant et après) » où le penchant orthodoxe est maintenu contre toute dérive mystique ou tentation de superstitions magiques. It is a place for prayer, visits, meetings and gatherings for readings of the Koran (imlâat). Or, le problème provient du fait que la protestation émerge de l’intérieur de l’appareil étatique des imams et non des marges des institutions. Le communiqué officiel publié par la presse nationale fit état de quatre personnes décédées parmi la population, d’un garde national mortellement atteint et d’un agent de police grièvement blessé. Or, avant sa disparition, l’imam Khelif laissa un testament oral particulier : le refus d’être inhumé officiellement. Elle est divisée en deux grandes parties : la cour intérieure et la salle des prières. 74Au-delà de cette lecture, le plus important est la mythification de la mort de l’imam Khelif par les Kairouanais et les Kairouanaises évoquant une sorte de nuage (ghayma) qui aurait couvert la dépouille de l’imam le long du cortège funèbre menant le défunt de la Grande Mosquée au cimetière Qoreish. a rédigé une motion dénonçant « les agissements d’une poignée d’hommes irresponsables, aveuglés par la haine, qui ont incité des citoyens peu conscients et des adolescents à commettre des actes criminels ». L’antipathie entre les deux hommes allait se transformer en guerre à partir du moment où Khelif critiqua la politique de l’État relative à l’émancipation féminine et au jeûne de Ramadan. ), Entrez-le si vous voulez recevoir une réponse, L`islam L`islam est la religion que pratique les musulmans. C’est pour cela que les responsables néo-destouriens réclamèrent, contre les coupables, « des poursuites judiciaires (…) et un châtiment exemplaire ». Lors du procès, ses avocats ainsi que ceux de Khelif plaideront non-coupables sur la base de ce passé nationaliste et de la réputation des deux Cheikhs à Kairouan. Visiter la Grande Mosquée de Kairouan. 33L’intention de la manifestation de Kairouan était moins la confrontation avec le pouvoir que la volonté d’exprimer un refus.

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